GF Santini Mont Ventoux - Comme des pros!

logo

GF Santini Mont Ventoux - Comme des pros!

Par Stéphane Cognet

Photos : Dénivelé Challenge

"Pro", voilà le mot qui caractérise l'épreuve vauclusienne, et pas seulement parce que depuis cette année une course professionnelle suivait celle des cyclos! "Pro" c'est aussi le mot qui vient à l'esprit lorsqu'on pense à l'implication de ses organisateurs et à la dimension qu'à pris cette épreuve en quelques saisons.

Stéphane Cognet était sur place pour Granfondo France.

Le Granfondo Santini Mont Ventoux n’en est qu’à sa cinquième édition mais il a déjà acquis une belle renommée et une organisation qui ne laisse rien au hasard. Nicolas Garcera et Lucie Hiegel œuvrent toute l’année pour que cette journée soit la plus belle pour tous les engagés des deux parcours proposés.
Et cette année, l’organisation s’étendait sur 3 jours avec le lundi une épreuve professionnelle 1.1 (remportée par Jésus Herrada devant Romain Bardet) qui reprennait la majeure partie du grand parcours de la veille.

Un village départ est organisé avec les partenaires de l’épreuve. Nous sommes dans une cyclosportive haut de gamme qui nous rappelle ce que nous trouvons sur les grandes épreuves mondiales. Le samedi vous pouvez récupérer votre dossard et le maillot de l’épreuve signé Santini. Tous les exposants, les repas d’après-course et les remises se font et se feront en plein centre du village de Vaison-la-Romaine.  Une fois le pack coureur récupéré, il est temps de penser à se reposer avant le départ dimanche matin 7h30…

La journée débute seulement mais déjà les premiers rayons de soleil inonde le sommet du Ventoux qui attend les 2600 participants. Le règlement est précis, pour faire partie des finishers vous devez porter le maillot officiel de l’épreuve, porter un bracelet (utile aussi pour les ravitaillements et éviter que des cyclistes non participants se greffent sur ceux-ci…) et bien sûr la plaque de cadre avec la puce intégrée.
Sur la ligne de départ, nous pouvons voir de très beaux noms du cyclosport français et international mais aussi la présence de Laurent Brochard.

7h30, départ fictif pour sortir de la cité romaine, et enfin le réel lancé. Déjà quelques attaques mais rien de méchant. Le Ventoux calme les attaquants avant même que nous soyons sur celui-ci. Il faudra attendre la bifurcation des deux parcours pour que la course se lance enfin. En parlant des bifurcations, les organisateurs ont doublé les affichages et de gros panneaux. Impossible de se tromper !


Revenons au grand parcours où dans le col de l’Homme Mort la course va se décanter. En effet un groupe de 8 hommes va compter jusqu’à 1’ d’avance. Mais les hommes du team Chadam Cycling veulent revenir. Sous un gros rythme de Thomas Terretaz, au sommet le peloton n’est plus qu’à 20’’. Mais ce dernier sera le seul à faire le « jump » après une descente tambour battant. Derrière c’est un maigre peloton qui tente de revenir mais sans réussite, si bien que dans la traversée des gorges de la Nesque, le groupe de tête va accroître son avance et le peloton se relever. A noter que celles-ci étaient interdites aux véhicules pendant la durée de la course, un gros plus au niveau de la sécurité !
Bédoin se profil, virage à droite, bande de chronométrage pour le classement du « KOM » sur la grimpée du Mont Ventoux et l’ardoisier qui donne 6’30 pour le groupe de tête !
C’est Stéphane Cognet qui va imposer un gros rythme dès le pied, il ne sera accompagné que de Cédric Richard, Antoine Berlin et le brésilien Antonio Garnero. Devant le groupe explose, chacun prend son rythme, Thomas Terretaz fait cavalier seul en tête. Les 4 contre attaquants refont leur retard mais les efforts précédents laissent des traces. Dans la forêt, Antoine Berlin part seul. Il va remonter tous les concurrents pour s’imposer en solitaire au sommet avec un temps de montée de 1h06’ !
Les contre-attaquants ont repris quelques coureurs mais finiront au pied du podium avec une montée en 1h09’ tout de même…

Au sommet chacun va profiter de la vue absolument magnifique et dégagée tout autour du mont chauve. Puis il faut rejoindre Vaison-la-Romaine par Malaucène, 31 kilomètres non chronométré. Les repas se font dans les restaurants partenaires de l’organisation en échange du ticket repas offert à l’inscription.
Tous les lauréats seront récompensés comme il se doit avec de beaux lots, le tout encore une fois orchestré et millimétré par Nicolas et Lucie.

En conclusion si vous cherchez une épreuve haut de gamme, digne des épreuves transalpines qui ont fait la renommée des Granfondo, avec un parcours à couper le souffle alors vous devez essayer la Granfondo Santini Mont Ventoux.

 

 

Commentaires

Revenir en haut de la page