Interview - Cédrick Dubois le touche à tout

logo

Interview - Cédrick Dubois le touche à tout

Cédrick Dubois, arrivé cette année dans le Team Granfondo France, a fait de l'Etape du Tour un de ses grands objectifs de la saison. Il faut dire que sa place sur le podium l'an passé (3e) lui a ouvert des perspectives. Ancien Elite en VTT, Cédrick a une pratique du sport bien à lui et une vision de la compétition et de la préparation qui en font un coureur assez unique. Infatigable, vous pouvez le croiser sur les pistes chevauchant son Gravel, ou chaussures aux pieds sur les sentiers de son Mercantour. S'il court peu, Cédrick a tout de même déjà  gagné deux fois cette saison (Faliconnaise Collines Niçoises et Mercan'Tour Bonette DT Swiss) et est actuellement leader du Challenge Granfondo Alpes-Maritimes. Il sera dimanche l'un des hommes fort de l'Etape du Tour.

Granfondo France - Cédrick, nous y voilà : tu avais fait en début de saison de l’Etape du Tour ton grand objectif, quel est l’état de forme à quelques jours de l’échéance ?

Cédrick Dubois - Mes objectifs pour l'année étaient et sont d'être en très bonne condition pour la Mercan'Tour Bonette DT SWISS (NDLR-qu'il a remporté) et de m'en servir comme tremplin pour la Fausto coppi et l'Etape du Tour. Je visais un beau résultat sur la Fausto, j'en avais fait mon objectif de l'année, elle est tellement relevée et difficile ! C est un bon maître-étalon pour connaître son niveau de forme. L'objectif était en passe d'être atteint mais un incident mécanique m' a contraint à abandonner.

GFF - Nous t’avions laissé il y a maintenant deux semaines à la Fausto Coppi, déçu, mais surtout après avoir frôlé la correctionnelle dans la descente du col de Fauniera. Tout ça est digéré ?

CD - Oui c' est digéré, j étais surtout déçu d'être resté en panne au bord de la route et de ne pas rallier l'arrivée. Quand on sort de la Fauniera et que le plus dur a été fait... c' est dur à encaisser même si c'est juste du sport. Il faut relativiser : je préfère abandonner et avoir mon niveau actuellement ou être aussi indemne, car j'ai failli me mettre au sol dans mon incident.

GFF - Le parcours de dimanche, le connais-tu ? Comment est-ce que tu l’appréhendes avec notamment cette très longue montée finale sur Val Thorens plutôt roulante, toi qui es un grimpeur appréciant les forts pourcentages ?

CD - Je n'ai pas fait de reco, je n'en ai pas fait les années précédentes. La seule chose que j'aurais aimé voir ce sont les descentes du Cormet de Roselend et de Longefroy. Je pense que sur Bourg Saint Maurice on aura déjà des groupes qui vont se faire simplement sur la descente. Je connais des très bons descendeurs qui connaissent bien le secteur, je pense qu'ils ne vont pas se priver s'ils peuvent faire exploser la course ici. L'objectif est d'arriver bien placé au pied de la montée finale, donc d'être vigilant sur les parties techniques ou de transition. La montée finale ce ne sera pas le plus dur pour moi, chez moi j'ai l habitude des cols d'une heure trente !

GFF - Qui vois-tu comme principaux adversaires ce dimanche ?

CD - Pour dimanche j'ai mis Antoine Berlin (NDLR - Vainqueur du GF Santini Mont Ventoux), Antonio Garnero et Nicolas Roux dans mes favoris. Après il y aura toujours des adversaires de bon niveau qu'on découvre durant la course, des coureurs Elite ou des anciens pro qui peuvent jouer la victoire.

GFF - Un dernier mot sur ta préparation : tu cours peu, mais on remarque aussi que tu t’entraines énormément en Gravel cette saison. Qu’est-ce que cela t’apporte par rapport à un entrainement plus traditionnel sur la route ?

CD - Depuis ma reprise du vélo en novembre (NDLR - reprise post fracture de la clavicule sur la Mercan'Tour Madone), j'ai roulé 5 mois sans toucher un vélo de route. C'est vraiment le lien entre les plaisirs de la route et du VTT. Comparé au VTT c'est beaucoup moins éprouvant physiquement, donc on peut rouler 4-5 heures sans trop se taper dedans. Et en 4-5 heure on fait l'équivalent d'une sortie de route de 6 heures, sans la monotonie, en étant à l'écart de la circulation, dans la montagne. Et c est très complet pour travailler un peu tout. Sur mes sorties je fais 80% de chemins. Et quand on remonte sur un vélo de route on retrouve le plaisir d'un vélo léger, nerveux. Pour le mental, c'est bien d'alterner. Par exemple si j'ai 2 heures de vélo à faire, plutôt que d aller faire le tour habituel autour de chez moi, je préfère aller faire du VTT ou idem pour une sortie "récup" d' 1 heure.

Je fais aussi toujours pas mal de course à pied. J'ai participé à un Trail de 47km en avril. C'était un petit objectif pour occuper mon esprit sur autre chose que le vélo. Chez nous (NDLR - Dans les Alpes-Maritimes) on peut rouler toute l'année. Alors quand on roule en novembre pour préparer l'été l'année suivante, ça fait long de garder en tête les objectifs que l'on s'est fixé sur route. Mais la course à pied c'est un autre monde. A vélo on est encore dans la civilisation, à VTT et Gravel beaucoup moins, mais à pied on change d'univers. Ça m'arrive en plein hiver de me retrouver à 2500m, en plein Mercantour, chaussures de trail au pied ! Ça a été une révélation pour moi depuis 2009, pas incompatible avec le vélo mais qui demande quelques années d'adaptation. Le milieu de la course à pied est top, je trouve qu'il y a beaucoup moins d'animosité comme il peut y avoir sur la route. C'est un milieu vraiment humble, et très simple car vous n'avez besoin de rien d autre qu'une paire de running !


 

En savoir plus sur Cédric Dubois...

 

Sa saison 2019

6 compétitions

Vainqueur Faliconnaise-Collines Niçoises

Vainqueur Mercan'Tour Bonette DT SWISS

2e Granfondo Nice Côte d'Azur

2e A Maistrale

2e Granfondo La Vençoise

La Fausto Coppi - Abandon sur problème mécanique

Commentaires

Revenir en haut de la page