La Fausto Coppi Officine Mattio, week-end de Dolce Vita à Cuneo

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La Fausto Coppi Officine Mattio, week-end de Dolce Vita à Cuneo

La Fausto Coppi fêtera ce 30 juin sa 32e édition, ce qui en fait l'une des épreuves cyclosportives les plus anciennes d'Europe. Située dans la paisible et agréable ville de Cuneo dans le Piémont, elle réunit chaque année pas loin de 3000 participants. Malgré son importance et sa renommée, cette épreuve a sû garder ce sens de l'accueil, de la simplicité et de l'efficacité très piémontais. Ici on aime le vélo, la gastronomie, et la fête dure tout un week-end sur la magnifique Piazza Galimberti. Bref, tous les ingrédients sont là pour passer un agréable séjour où la Dolce Vita sera toutefois mise entre guillemets le temps du passage au terrible et magnifique col de Fauniera. Et puis le centenaire de la naissance de Fausto Coppi est après tout l'occasion rêver de venir découvrir le Granfondo qui porte son nom!

La mémoire du Campionissimo

Né en 1919 dans le petit village de Castellania (Province d'Alessandria), Fausto Coppi est le champion italien le plus adulé et peut-être le plus grand mythe de l'histoire de notre sport. Un palmarès long comme le bras malgré une carrière mise entre parenthèses par la guerre, des victoires aux termes de raids légendaires, une nouvelle approche de son sport, plus moderne et une vie digne d'un roman, jusqu'à sa mort prématurée à l'âge de 40ans, emporté par la malaria. Sans faire ici une histoire complète de la carrière de Fausto Coppi (des tas de livres ont été écrits sur le sujet!), il faut tout de même prendre conscience de ce qu'il représente dans la culture populaire et sportive des transalpins.

Coppi le piémontais est donc honoré à Cuneo. Pourquoi Cuneo? Parce que c'est ici qu'il a écrit la page la plus éblouissante de sa légende. En 1949, lors d'un Giro signant le passage de témoin entre Gino Bartali et son cadet, Fausto Coppi signe un chef-d'oeuvre au cours de l'étape Cuneo-Pinerolo. S'envolant seul dès le colle della Maddalena (col de Larche pour les français), il poursuivra par-delà Vars, Izoard, Montgenèvre et Sestrières, accentuant peu à peu son avance pour rallier Pinerolo avec 11'52" sur Bartali, deuxième de l'étape... Pour beaucoup cette étape italo-française est la plus mythique de l'histoire du Giro. Pour certains elle est peut-être même tout simplement "l'étape du siècle", toutes courses confondues.

Parcours

Depuis sa création, la Fausto Coppi a souvent changé de parcours, passant même lors de ses premières éditions en France. Depuis quelques années cependant le col de Larche est interdit au vélo côté français par un arrêté préfectoral pour un risque d'éboulement. Impossible donc d'organiser une cyclo sur cette route et le rêve de refaire la totalité de l'étape légendaire de 1949 reste en suspend...

Mais le parcours de la Fausto Coppi propose depuis quelques saisons un autre morceau de bravoure, apparu seulement en 1999 dans le parcours du Giro : le col de Fauniera (2484m).

Tout le monde part en même temps de l'immense piazza Galimberti et c'est un spectacle que de voir ce peloton homogène (tous les participants sont obligés de porter le maillot officiel de l'épreuve) s'étirer vers le viaduc qui à la sortie de la ville marque déjà, après un kilomètre, la séparation entre les deux parcours. Vers la droite, le grand parcours (Granfondo). Vers la gauche le petit (Mediofondo).

Le Granfondo

Il déroule tout de même 177km pour 4125m de dénivelé. Deux premières ascensions de moyenne altitude pour se mettre en appétit, avec la montée vers le Sanctuaire de Valmala (1380m) et la Piatta Soprana (1136m). Deux montées de moins de 10km mais raides (8% de moyenne pour les deux). L'approche du col de Fauniera n'est donc pas de tout repos et il faudra doser ses forces car au pied votre compteur sera déjà proche de la barre des 100km. "il Fauniera" (2484m), nous allons y revenir... Une fois passer son interminable ascension, une longue descente technique et étroite dans sa première partie vous ramène vers Demonte et la dernière difficulté du jour : la Madonna del Colletto (1304m). Un col court (7,3km) mais encore une fois très raide (8% de moyenne avec des pentes jusqu'à 13%) dont la principale difficulté est peut-être... son revêtement très cabossé! Le dessert peut rester sur l'estomac...

Le Mediofondo

Ce parcours est choisi par la majorité (environ les deux-tiers) des participants. Et soyons honnêtes, il se suffit à lui-même et vaut  déjà le déplacement. Avec 111km et 2500m de dénivelé positif, il propose le col de Fauniera, qui est tout de même la principale "attraction" de l'évènement, et la Madonna del Colletto.

Le terrible col de Fauniera

Ce col s'appelle également "Colle dei Morti" (col des morts). Même si ces morts font référence à ceux tombés lors d'une sanglante bataille de la guerre de succession d'Autriche en 1744... le décor est tout de même planté. Ce col est long (21km) et raide (8% de moyenne). Et pour être honnête cette "moyenne" ne rend pas vraiment compte de sa difficulté. Le début, dans les gorges longeant le torrent Grana, étant plutôt roulant, vous apercevrez après 6km un panneau qui vous mettra peut-être un petit coup au moral et indiquant "sommet à 15km, pente moyenne 9,5%". A partir de là, il faudra vous armer de patience. De très longs passages à 14 voir 15% se succédent jusqu'au Sanctuaire de San Magno. Si les 7 derniers kilomètres sont (un peu) moins raides en moyenne, l'asphalte ne rend plus du tout. Heureusement le décor est grandiose et lever les yeux pour en profiter permet d'oublier (un peu là aussi...) la difficulté de la pente. Au sommet est érigée une stèle en l'honneur de Marco Pantani qui franchit ce col seul en tête en 1999 lors de son apparition sur le Giro. Quand Coppi rencontre Pantani... Pour être plus terre-à-terre, au sommet vous trouverez également un très précieux ravitaillement!

 

En résumé, le col de Fauniera est une ascension à mettre absolument à son tableau de chasse, tant pour sa difficulté que pour les paysages qu'il propose.

Découverte de Cuneo, ambiance et convivialité

 

Cuneo et son art de vivre

Venir faire la Fausto Coppi, c'est aussi venir passer un très agréable séjour à Cuneo (ou Coni comme on l'écrit en piémontais... et en France). La ville se pare pour accueillir l'évènement et un village est installé sur la Piazza Galimberti dès le vendredi soir. Ici vous êtes au royaume du "slow-food", des productions agricoles et artisanales de qualité. Bref, vous risquez de revenir les sacs chargés de charcuteries, fromages (dont le fameux Castelmagno) ou autres miels et noisettes locales. Des choses qui paraît-il ne s'accomodent parfois que peu avec la diététique un brin ascétique du coureur cycliste... mais qui fera sans doute le bonheur du reste de la famille! Alors pourquoi se priver, Cuneo est si proche de la frontière française. D'ailleurs l'épreuve comptera cette année pour le Challenge Granfondo Alpes-Maritimes qui réuni les épreuves françaises du département des Alpes-Maritimes et l'épreuve cuneese dans une volonté de rapprochement transfrontalier.

Sérieux et convivialité

Enfin, il y a une ambiance, une atmosphère autour de cet évènement organisé de main de maître par Emma Mana et Davide Lauro. Une vraie convivialité qui sait parfaitement se conjuguer avec un grand sérieux. La sécurité notamment est parfaite tout au long du parcours avec des routes fermées sur sa quasi-totalité, et une signalétique très efficace. Et vous ne manquerez pas d'être encouragés sur la route lors des traversées de village ou dans les ascensions de le Fauniera ou de la Madonna del Colletto.

 

Vous l'aurez compris, la "Granfondo Fausto Coppi Officine Mattio", chez Granfondo France, nous adorons et nous recommandons chaleureusement! Cette année notre équipe se déplacera dans le Piémont pour vivre l'évènement de l'intérieur et nous espérons y croiser bon nombre de nos compatriotes.

Rendez-vous le 30 juin!

LES INSCRIPTIONS POUR LA FAUSTO COPPI SONT EN LIGNE SUR GRANFONDO FRANCE

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