Une Lozérienne Cyclo en mode hivernal

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Une Lozérienne Cyclo en mode hivernal

Par Stéphane Cognet - Team Granfondo France

Première manche du challenge Cyclo’Tour Rotor, la Lozérienne cyclo est une épreuve ancrée dans le terroir et proposant une belle carte postale de la Lozère. Une carte postale qui a pris cette année une teinte quelque peu hivernale! Malgré ces conditions difficiles il y a eu du sport ce dimanche sur cette épreuve comptant pour le Trophée Label d'Or de la FFC et organisée avec le talent que l'on connaît par l'équipe de LVO.

Photo La Lozérienne Cyclo

 

La commune de La Canourgue est aussi appelée la petite Venise lozérienne, mais en ce début de mois de mai 2019, c’est un vent glacial qui balaye les canaux. En effet, dans la nuit la neige a fait son apparition sur les plateaux entourant la commune du départ.
Comme chaque épreuve organisée par LVO, deux parcours et deux départs distincts sont proposés aux concurrents. Le premier partira à 9h pour le long parcours « Aubrac » de 155 kilomètres et ses 2585m de D+ et le second « Causses et Gorges du Tarn » à 9h30 avec 105 kilomètres et 1720m de D+. Le froid a réduit le nombre de concurrents présents. En tout c’est un peu plus de 350 participants qui s’aligneront sur les deux parcours.

Une vingtaine d'hommes à l'avant

Sur la ligne de départ, des concurrents habitués des podiums sur les granfondo sont présents. Si la quantité est moindre la qualité est donc bien là. Mais tous ont froid! Après les dernières consignes de sécurité le peloton se dirige vers le premier col du jour, qui est d'ailleurs aussi le plus haut : le col du Trébatut, à 1100m. Un coureur va anticiper le pied avec quelques longueurs d’avance, puis le paquet grimpe sous un tempo correct. L’écrémage se fait par l’arrière, vers le sommet le vent est violent et froid, la neige est présente sur les bas-côtés ! Le groupe de tête n’est constitué plus que d’une grosse vingtaine d’hommes.Mais ces conditions climatiques ont de quoi calmer les ardeurs.

Photo La Lozérienne Cyclo

 

Après la première boucle et la nouvelle traversée rapide de la Canourgue, le col du Sabot sera grimpé vent de dos. Certains tentent de faire exploser malgré tout ce groupe, les plus faibles sauteront, mais déjà arrive la plongée sur les magnifiques gorges du Tarn. Dans celles-ci, le vent tourbillonne et la bonne quinzaine de coureurs restants collaborent bien. Cette traversée sera l’occasion de se ravitailler et de se réchauffer un peu. L’approche de Sainte Enimie va tendre le groupe.

Lorthioir-Cognet-Richard : 50 kilomètres dans le vent

Dès le pied de la côte de Mijoule, les attaques fusent, le groupe explose, au sommet seul 3 coureurs abordent le causse en tête. Le vent de face violent sur les 50 derniers kilomètres va rendre leur tâche compliquée. Ce trio s’entend bien et l’écart se creuse pour passer au-delà de la minute puis des 2 minutes. La victoire se jouera entre eux !
C’est au sprint que le coureur Paul-Emile Lorthioir du team Vélo101 s’imposera devant Stéphane Cognet du Team Granfondo France et Cédric Richard qui complètera le podium.

L’aligot cuit depuis le milieu de la matinée va réchauffer tous les coureurs arrivés. Plus que jamais, cette spécialité locale était de rigueur et appréciable cette année!

S’en suivra la remise des prix, à l’heure et bien menée, qui permettra à chacun de rentrer chez soi avant le gros trafic du week-end. Bref, la Lozérienne est aujourd'hui une valeur sûre du calendrier cyclosportif français, dans un coin du territoire qui mérite vraiment que l'on s'y attarde.

                LES CLASSEMENTS

 

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