Une Risoul Queyras à l'accent italien

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Une Risoul Queyras à l'accent italien

Photos - la Risoul Queyras

Il y a eu des craintes sur le temps du côté des Hautes Alpes ce week-end, mais finalement la Risoul Queyras a pu se dérouler sans accroc. Une course qui, une semaine après l'Etape du Tour, aura eu encore une fois un niveau extrêmement élevé. Un peloton qui s'est élancé vers la vallée du Guil avec un très fort accent italien mais aussi provençal. C'est d'ailleurs un transalpin qui s'est imposé, Carlo Fino (Team MP Filtri) accompagné sur le podium par son son concitoyen et équipier Paolo Castelnovo. Entre les deux, c'est David De Vecchi, récent vainqueur du Super Granfondo Izoard-Galibier qui s'intercalait. Retour sur une épreuve sauvée des eaux qui aura encore tenue ses promesses.

Week-end assez mouvementé avec des précipitations plus ou moins violentes qui se sont abattues sur les Alpes, perturbant notamment le triptyque alpestre du Tour de France. On a tremblé également du côté de Risoul mais par chance, l'épisode pluvieux a cessé au petit matin. Point d'annulation ou de modification de parcours du côté des Hautes-Alpes donc, Saint Véran, l'Izoard et la montée de Risoul seront bien au programme. Finalement, seul le Critérium prévu dans la station le samedi en fin de journée n'a pu avoir lieu à cause de la pluie. Un moindre mal pour l'équipe d'organisation.

C'est tout de même sous un plafond bas et sur des routes humides que se sont tout d'abord élancées les féminines à 8h30, et les hommes 5' plus tard. Un décalage horaire, spécificité de l'épreuve, qui permet aux filles de passer les premières rampes menant aux gorges du Queyras et de faire leur propre course jusqu'à Château Queyras.

Au fil des ascensions vers Molines et Saint Véran les meilleurs coureurs allaient se découvrir, tout comme le ciel. Le soleil commençait à percer les nuages et aller s'en suivre une deuxième partie de course plus ensoleillée. Ils étaient 10 à se présenter au pied du col d'Izoard (2360m) escaladé par son versant sud, le plus mythique, celui de la Casse Déserte, que les coureurs du Tour avait justement grimpé le jeudi précédent.

Le groupe de tête allait s'égrainer durant les 14 km d'ascension à plus de 7% de moyenne : Paolo Castelnovo accompagné de son équipier Carlo Fino comptaient 1' d'avance au sommet sur Nicolas Thomas (Team Cycliste Azuréen), suivi à plus de 1' d'un trio composé de David De Vecchi, Rodolphe Lourd et Cédrick Dubois (Team Granfondo France).

A Briançon, au pied de la descente de l'Izoard, un regroupement de 7 coureurs s'opérait derrière Carlo Fino alors seul en tête. Paolo Castelnovo, Cédrick Dubois, qui excelle dans l'exercice, David De Vecchi, Rodolphe Lourd, Loïc Gasdoue (AC Bollène), Stefano Sala et Nicolas Thomas se présentaient ensemble dans la cité fortifiée par Vauban à la poursuite du transalpin qui comptait alors 1'30 d'avance sur eux. Une avance qui allait logiquement fondre dans cet affrontement à six contre un (son coéquipier Paolo Castelnovo ne participant évidemment pas à la poursuite) dans la longue vallée qui mène à Guillestre, pour descendre à 30" au pied de l'ultime ascension vers Risoul.

Risoul, 12,6km à 6,9% : tout peut donc encore se jouer dans ce final. Dès le début de l'ascension Paolo Castelnovo, qui avait donc en toute logique profité de la poursuite derrière son équipier pour récupérer, chercha à s'extraire du groupe de poursuivant. En vain. Il expliquera à l'arrivée qu'il s'agissait de son 7eme week-end de course et qu'il commençait à accuser le coup. On peut aisemment le comprendre. Avec plus de fraîcheur, il aurait en effet sans doute été bien difficile de le battre dans cette configuration de course. Castelnovo ne parvenant donc pas à rejoindre son équipier en tête, c'était au tour de David De Vecchi de partir seul en contre. En vain pour lui aussi, puisque Carlo Fino augmentait son avance tout au long de la montée pour finir avec plus de 3' sur la ligne d'arrivée. Paolo Castelnovo, conservait tout de même suffisament de force pour venir compléter le podium.

Des forces, Cédrick Dubois, tout auréolé de sa victoire à l'Etape du Tour, n'en avait plus guère. Il devait se contenter d'une (honorable) 7e place. Si l'on excepte son abandon sur problème mécanique à la Fausto Coppi, c'est la première fois de la saison que le niçois ne monte pas sur la boîte. Un peu de repos semble également nécessaire pour le coureur du Team Granfondo France qui ne devrait vraisemblablement pas s'aligner au départ de la Haute Route en août comme il était prévu. Le verra-t-on donc finalement du côté de son cher Turini le 25 août? Nous l'espérons...

La Risoul Queyras est vraiment devenue une belle classique du calendrier cyclo français, et cette année, malgré les prévisions météo plutôt alarmistes, plus de 500 concurrents se sont engagés. De belles prestations, un parcours d'exception, une organisation bien rodée, la Risoul Queyras s'achève comme tous les ans avec un petit goût de "revenez-y". Rendez-vous est déja pris pour 2020!

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